top of page

Histoire de chasse #3

  • 24 mars
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 mars

Dann & Laura. Ibiza 2026


Histoire de chasse Cazar


Dann et Laura sont Canadiens. Un jour, Dann a voulu surprendre sa belle et a posé un genou à terre pendant des vacances improvisées à Ibiza. Mariage célébré, noces consommées, la nostalgie de ce paradis leur a attrapé les tripes.

Ils ont alors décidé de tout quitter pour poser définitivement leurs valises sur l’Île Blanche.


Sans savoir ce que ce périple allait exiger d’eux.


Les compromis du mariage leur imposant de décider désormais à l’unisson, les voilà à établir la liste de leurs souhaits sur la beauté catalane qui deviendra leur nouveau nid. Laura veut des grands espaces, Dann impose une piscine à front de mer, et ils s’entendent sur quatre chambres. Bien heureux celui qui devra leur dénicher cette pépite : les hauts plafonds à flanc de vagues, ça ne court pas les rues ibicencas.


Cinq ans passent.


La villa n’est toujours pas trouvée. Laura reproche désormais à son mari de trop coller les voitures de devant en conduisant, et Dann s’étonne du ronflement nocturne de sa belle, incohérent avec la grâce frêle de son corps.


Ils auront visité 32 maisons.


Aucune n’aura charmé qui que ce soit. Des amis à eux s’en sont même mêlés, se joignant aux visites. Cinq ans tout de même… ce n’est pas possible. Mais rien.


Ils continuent alors de se terrer dans leur villa de location, dont ils adorent l’emplacement, et décident un soir, dans un constat amer, de sortir boire un verre.


Le vague à l’âme, le verre à la main, Dann décide de s’épancher auprès de son voisin de comptoir pendant que Laura commande sa quatrième Caïpirinha. « 5 ans, 32 visites, les ronflements de Laura…»


Le voisin écoute et comprend. Il suggère de la mélatonine ou une chambre supplémentaire pour Laura, et propose un mandat de chasse.


« De chasse ? Je ne veux pas éliminer ma femme ! »


Que le monde se rassure : ce soir-là, l’univers a décidé d’aligner les planètes et a fait se rencontrer Dann & Laura avec notre Chasseur Expert d’Ibiza.


Celui-ci va alors poser le téléphone sur le comptoir et enregistrer une heure de conversation. Tout va y passer : leurs critères, leur mode de vie, leur famille, Laura va montrer ses inspirations Pinterest… Il pose des questions, a priori, insignifiantes. Et surtout, il va les écouter.


Cette discussion à coeur ouvert leur offre une clarté supplémentaire.


« Superbe tout ça ! s’écrie Laura.

- Alors maintenant, qu’avez-vous à nous vendre comme villa qui nous correspond ?

- Aucune, répond notre expert. Je n’ai rien à vendre, moi. »


Dann cligne des yeux, perdu.


Notre chasseur poursuit : « Je ne suis pas agent immobilier. Je chasse sur mesure et vais vous trouver cette maison, qu’elle soit à vendre ou non. Je vous reviens dans quelques semaines. »


Notre couple, interloqué, reste pantois devant cet homme calme et confiant qui quitte le bar. Le soir, au coucher, ils se demandent si l’ivresse des Caïpirinhas ne les a pas dupés. Qui est cet homme ? Est-il vraiment chasseur ? Il ressemblait quand même vachement à David Guetta…


Six semaines passent.


Ce matin-là, Laura se lève avec une fièvre carabinée et son cher et tendre est inquiet. Il essaye de travailler à côté de sa belle, recroquevillée de froid sur le canapé, lorsque son téléphone sonne.


« Allô ? C’est le chasseur. Vous pouvez venir maintenant, à 400 m de là ? J’ai une maison à vous montrer. »


Dann se frotte la tempe et murmure à Laura : « C’est David Guetta… »


Elle repousse l’idée de la main et invite Dann à reconduire l’échange. « Non, vraiment pas possible aujourd’hui ».


Notre expert insiste, il faut venir maintenant.

Dann souffle et enfile deux chaussettes trop petites. Il parcourt les 400 mètres dans la rue, la patte traînante, et retrouve notre expert devant la Villa Adriana.


Cette belle espagnole se niche à flanc de falaise. Cubique, moderne, brute, elle dévoile 375 m² à Roca Lisa. Le plexus de Dann se relâche tant la hauteur sous plafond est majestueuse. La baie vitrée du salon laisse entrer la Méditerranée dans la pièce de vie, et le bleu de la piscine se confond avec celui de la mer, offrant un horizon azur infini.


Dann ne parle pas pendant un long moment. Puis il murmure :

- « Combien ?

- 6 millions d’euros.

- Non… je veux dire, combien de chambres ?

- 5. »


Il sort son portable et appelle Laura : « Je viens te chercher tout de suite, tu dois voir ça. »

Laura arrive, mouchoir à la main, les yeux gonflés et les chaussettes trop grandes aux pieds.


Elle parcourt le salon et, la bouche ronde, le souffle court, murmure :

« Dann… c’est là. C’est ici. »



Oui… c’était ici. Dès le début, notre expert a su recréer de la clarté, il a transformé « on veut une maison » en « voilà comment on veut vivre ». Il a stoppé la dispersion, il a introduit le bon timing en préservant leur énergie et il a créé de la confiance en confirmant qu’il n’avait rien à vendre. Sa recherche terrain et son réseau off-market auront fait le reste.



Notre couple emménagera quatre mois plus tard dans la villa Adriana. Elle continue d’épouser la mer et a convaincu nos amoureux que se retrouver au petit matin, après une bonne nuit de sommeil chacun dans sa chambre, est aussi un art de vivre trop sous-estimé.


Cartons déballés, sommeil retrouvé, Dann contacte notre chasseur.


Son banquier lui a parlé d’un couple d’amis qui recherche une propriété à Ibiza. Peut-il leur faire signer un mandat de chasse ?

- « Non. D’abord, notre direction doit parler avec eux pour voir si nous prenons leur projet. Notre rencontre a nous était spéciale et inattendue, mais je ne peux pas faire cela avec tout le monde. »


Dann acquiesce, étonné mais flatté. Il comprend et passe le message.


C’est ainsi que nous rencontrons Lars et Sofie en visioconférence. Ils se sont préparés comme à un examen de passage et débitent à une vitesse hallucinante leurs critères.


Nous les calmons et prenons le temps, pendant une heure, de créer leur page CAZAR. Cette page c’est le nouvel outil que nous avons crée afin de remplacer le dictaphone du téléphone sur le comptoir. Cette page regroupe tout sur le client, dans le moindre détail et seul lui et notre chasseur y ont accès. Le mandat de chasse est alors signé, et nous leur demandons maintenant de patienter.


Deux mois plus tard, notre chasseur les attend à l’aéroport d’Ibiza. Le couple est survolté et prêt à attaquer les visites.


- « Combien de visites de prévues ? demande Sofie.

- Deux.

- Seulement ?!

- Oui. »


Sofie garde le silence en fronçant les sourcils vers le rétroviseur de notre expert. Deux visites… tout ce trajet pour deux visites.


La première visite est étonnante. Charmante, bien pensée, elle invite à la paresse. Lars se projette, Sofie trouve qu’il manque quelque chose.

« Nous pourrons venir la revoir au coucher du soleil si vous voulez », propose notre expert.


Puis ils se dirigent vers la seconde propriété.


Plus imposante, plus explosive, elle met tout le monde d’accord très vite.

Lars et Sofie veulent faire une offre. Explosive, elle aussi. Notre chasseur déconseille fortement cette manœuvre, mais les soutient dans leur démarche insistante.


Ils auront la réponse une fois dans l’avion, sur le chemin du retour.

Malheureusement, le propriétaire n’aura pas accédé à leur offre et s’est senti vexé d’une telle outrecuidance. Qu’à cela ne tienne, notre chasseur a encore une idée… mais il va falloir se montrer patient, car la Can Pregonda, de son nom de scène, se fait timide et désirable. Lars et Sofie reviendront lézarder sur l’île assez rapidement.


Les portes ouvertes de la Can Pregonda tiennent leurs promesses : cette belle dame blanche aux allures de cabane de vacances perce immédiatement le cœur de nos clients.

Plutôt mourir que de refaire la même bêtise, ils font immédiatement une offre au prix.


Oui mais… parfois, le vent change de sens.


Le propriétaire, présent lors de la visite, a vu l’ivresse amoureuse dans les yeux de notre couple. Il a donc décidé, dans une tentative opportuniste de dernière minute, d’augmenter son prix de… 1 million d’euros.


Notre chasseur est désabusé et gêné. Il reconduit, d’une main bienveillante dans le dos, Lars et Sofie en proposant un dernier stop à la plage pour une coupe glacée avant de rentrer.


C’est alors que, les pieds dans le sable et la bouche rafraîchie, Lars lance : « Vous savez, si j’étais propriétaire de la Can Pregonda, moi aussi je l’aurais vendue 1 million d’euros plus cher. C’est ce qu’elle vaut. »


Notre expert acquiesce, silencieux. Puis sa femme enchaîne : « Nous sommes d’accord. Pour 1 million de plus. Vous pouvez transmettre notre offre. »


Il y’a des moments dans ce métier où les clients vous surprennent profondément. Par leur lucidité, leur générosité ou simplement par la façon dont ils choisissent de voir les choses. Celui-là en faisait partie.


Ces deux histoires qui s’entremêlent nous confirment un proverbe espagnol que nous aimons beaucoup : « Lo que ha de ser no puede faltar »


Ce qui doit arriver… arrivera.


Nous veillons simplement à ce que cela ne vous échappe pas.




Découvrez Ibiza, et contactez-nous pour vos projets d'acquisition ici ou ailleurs.


 
 
bottom of page